Les Amants de la Croix Rousse

En Tournée à Bruxelles et en Wallonie tout l’été 2022

Nous sommes en 1800 à Lyon. Un jeune homme qui professe comme arracheur de dents sur les places publiques, vient de créer une marionnette qu’il baptise Guignol. Son rôle est de distraire les patients pendant le moment douloureux de l’extraction mais il est encore loin d’imaginer que ce personnage va peu à peu devenir le symbole de la contestation et de la lutte sociale.

La réputation de Guignol va très vite dépasser les frontières, et ses aventures, bercer des générations de contestataires d’abord, et d’enfants plus tard. J’ai imaginé une histoire à partir de cette réalité. Un jeune montreur de marionnettes tombe amoureux d’une jeune lingère dans le quartier de la croix rousse à Lyon. Ils rêvent de se marier mais le père de la jeune fille, gendarme, refuse qu’elle quitte le domicile familial. Pas question non plus de lui présenter son prétendant, recherché par la maréchaussée pour subversion.

Ils vont vivre leur amour caché et le jeune marionnettiste créera le personnage du gendarme pour surmonter sa frustration.

À l’origine, Guignol s’adressait aux adultes, il défiait le pouvoir en place et dénonçait les injustices sociales. Il joua par exemple un rôle important durant « la commune de 1871 » à Lyon où il s’affirma comme la figure symbolique des « canuts » révolutionnaires. Il devint très vite un symbole de la contestation et durant plusieurs décennies, on vit fleurir des journaux contestataires et anarchistes qui portaient le nom de Guignol. Son influence diminua peu à peu et c’est seulement dans les années 80 que le personnage trouva un second souffle auprès un public d’enfants, même s’il perdit par la même occasion sa véritable raison d’être.

Texte et mise en scène de Patrick Chaboud

Avec en alternance : Diane Delangre et Stefania Greco – Marc Laurent et Bastien Craninx – Stéphane Oertli et David Notebaert